Armée de l'Air française en 2009: un siècle d'histoire

La force aérienne française, appelée communément "Armée de l'Air", est créée en 1909, d'abord en tant que "Service Aéronautique" de l'Armée de Terre. C'est donc la plus ancienne aviation militaire du monde. Devenue indépendante et autonome en 1934, elle compte aujourd'hui un effectif d'environ 65000 hommes et femmes, un inventaire de 560 avions et hélicoptères, et est commandée par le général d'armée aérienne Jean-Paul Paloméros.



Histoire de l'Armée de l'Air française (1909-2009).

1° Premières années (1909-1914).

L'histoire de l'aviation en France débute avec des pionniers comme Henri Farman et Louis Blériot durant la première décennie du vingtième siècle. Et comme beaucoup d'autres pays à cette époque, la France ne voit d'abord dans l'"aéroplane" qu'un simple outil d'observation et de reconnaissance aérienne au profil de l'armée de terre.

En décembre 1909, le Département de la Guerre français envoie des officiers et des aspirants officiers, provenant de toutes les branches de l'Armée mais en grande majorité du génie et de l'artillerie, pour s'entraîner dans des écoles civiles de pilotages, en tant qu'"élèves-pilotes", à Reims ou Bron.

En mars 1910, l'"Etablissement Militaire d'Aviation" (EMA) est fondé pour mener des expériences avec des avions. Le mois suivant, le "Service Aéronautique" voit le jour, avec un commandement aérien distinct, comprenant l'EMA, et plusieurs compagnies de ballons (aérostat) d'observation. Finalement, l'armée de terre se dote de sa propre "force aérienne", désignée "Aéronautique Militaire", le 22 octobre 1910, sous le commandement du général Pierre Roques.

Néammoins, il faudra encore attendre jusqu'à la moitié de l'année 1911 pour que les premiers "brevets militaires d'aviation" soient homologués et décernés aux élèves-pilotes de l'armée. En outre, ce n'est qu'après le vote d'une loi à l'Assemblée, le 29 mars 1912, que l'Aéronautique Militaire fait officiellement partie des forces armées nationales, aux côtés des quatres autres composantes traditionnelles de cette époque: l'infanterie, la cavalerie, l'artillerie et le génie.

Le premier brevet militaire de pilote français est décerné au lieutenant Charles de Tricornot de Rose, qui a accomplit son instruction à l'école aérienne Blériot de Pau, une école fondée et inaugurée par les frères Orville et Wilburt Wright l'année précédente dans le sud-ouest de la France.

Quoique l'Allemagne forme à la même époque l'embryon d'un corps aérien, nombre de personnes et d'historiens considèrent l'aviation militaire française comme la plus ancienne du monde, même si elle ne deviendra véritablement l"Armée de l'Air" indépendante que le 2 juillet 1934, soit seize ans après que le British Royal Flying Corps (RFC) est donné naissance à "Royal Air Force" indépendante.



2° Première guerre mondiale (1914-1918).

Lorsque la France déclare la guerre à l'Allemagne, le 3 août 1914, l'Aéronautique Militaire française compte vingt-et-un escadrons et 132 machines. Ce sont essentiellement des avions de reconnaissance Farman MF.2. Le 8 octobre 1914, cependant le commandant en chef, le général Barès, envisage une expansion radicale à 65 escadrons. Il propose en outre que quatre types d'avions soit assignés à quatre types de tâches différentes: Morane-Saulnier pour l'aviation de chasse, Voisin pour le bombardement, Farman pour la reconnaissance et Caudron pour l'observation et le réglage d'artillerie.

Au début de la Première Guerre mondiale, la disparition d'avions en missions est exclusivement le fait des tirs terrestres ennemis. Bien que le 5 octobre 1914, le sergent Joseph Franz et son mécanicien Louis Quénaut abattent à coup de pistolet un avion de reconnaissance allemand Aviatik. C'est le premier combat aérien de l'Histoire et la première victoire aérienne homologuée au cours de ce conflit.

Cependant, le "combat aérien" ne devient vraiment révolutionnaire que quand un pilote français, Roland Garros, a l'idée ingénieuse de monter une mitrailleuse Hotchkiss sur le capot moteur de son Morane-Saulnier L et d'ajouter des plaques déflectrices en métal pour protéger les pales d'hélice en bois, lorsqu'il tire. Plus tard, il mettra au point un système de synchronisation entre la mitrailleuse et l'hélice.

Roland Garros deviendra ainsi le premier as de l'aviation en détruisant plusieurs avions ennemis, avant d'être lui-même abattu et capturé en avril 1915. Evadé et ayant regagné les lignes françaises, il combattra de nouveau, jusqu'à ce qu'il soit tué au combat un mois avant l'armistice du 11 novembre 1918, à la veille de son 30ème anniversaire.

L'invention de Garros inspire à son tour le concepteur d'avion néerlandais Anthony Fokker, qui travaille pour les Allemands en mettant au point son monoplan E.I, un avion révolutionnaire pour l'époque (1915), qui changera radicalement la tactique du combat aérien et assurera la maîtrise aérienne absolue en 1915 au-dessus du champs de bataille.

Tout au long du conflit, naissent les premiers as de l'aviation. Du côté français, René Fonck, l'as des as allié, qui finira la guerre avec un tableau de chasse impressionant de 75 victoires homologuées, Georges Guynemer, tué en septembre 1917 (54 victoires), et Charles Nungesser (43 victoires). Du côté allemand, Manfred von Richthofen, tué en avril 1918 après sa 80ème victoire, Ernst Udet (62 victoires) et Erich Löwenhardt, tué en août 1918 (54 victoires). Du côté britannique: William Bishop (72 victoires), Edward Mannock, tué en juillet 1918 (61 victoires) et le néo-zélandais Raymond Collishaw (60 victoires). Du côté américain: Edward Rickenbacker (26 victoires) et Raoul Luftbery (16 victoires).


En 1916, la plupart des escadrons français sont regroupés dans le secteur de Verdun. On assiste alors aux combats aériens les plus sanglants du conflit. Le combat aérien individuel fait place au combat aérien en formation, et les stratèges alliées introduise la notion de "wing" ou de "group", qui regroupe plusieurs escadrons.

La bataille de Verdun est vraiment le premier théâtre pour les combats aériens à grande échelles, où plusieurs escadrons s'affrontent dans de furieuses mêlées. A la fin de l'année 1916, après plusieurs mois de combats intensifs, l'aviation français a regagné péniblement la suprémacie aérienne dans cette zone.

C'est également l'époque où sont engagés en France les premiers volontaires américains de l'escadron La Fayette. Volants sur Nieuport 17 ou SPAD XIII, gagnant leur réputation de "bravoure et d'audace" en s'adjugeant un tableau de chasse total de 57 victoires, jusqu'à ce qu'ils soient réaffectés dans l'US Army Air Service en février 1918. L'as des as de cette unité américaine sous commandement français sera le bi-national Raoul Luftbery.

En avril 1917, l'Aéronautique Militaire compte 2870 avions, dont 400 d'observation ou de reconnaissance, 60 escadrons de chasse et 20 escadrons de bombardement. En mai 1918, 600 chasseurs et bombardiers sont regroupés sous le commandement unique de la "Division aérienne". Deux mois plus tard, les squadrons de reconnaissance à long rayon d'action voient le jour, évoluant selon des tactiques mises au point par un Américain.

Lors de l'armistice du 11 novembre 1918, l'Aéronautique Militaire alligne sur le front occidental 3608 avions de combat, répartis dans 331 escadrons opérationnels. Elle revendique 2049 avions et ballons ennemis abattus, pour 3500 tués au combat, 2000 tués par accidents et 3000 blessés ou disparus dans ses rangs.



3° Entre-deux-guerres (1919-1939).

La fin du conflit apporte une paix relative, le pays et ses infrastructures ont été ravagé par quatre longues années de guerre ininterrompue, comme la France n'en avait encore jamais éprouvé, et les cicatrices laissées ne sont pas uniquement physique.

L'industrie met un certain temps pour récupérer et s'adapter au temps de paix. Après l'armistice de 1918, les commandes d'avions militaires chutent. Cela entraîne une diminution du nombre d'escadrons, un phénomène encore plus marqué au sein de la nouvelle Royal Air Force.

A l'instar du Royaume-Uni, la France a un immense empire colonial à diriger, où elle doit maintenir l'ordre et lutter contre les véléités indépendantistes. Au Maroc, des éléments anti-français menés par le chef berbère Abd el-Krim se soulèvent et veulent se séparer de leur puissance de tutelle. Ils fondent la "Confédération républicaine des tribus du Rif".

Le 27 avril 1925, des opérations aériennes de "maintien de l'ordre" débutent au Maroc. C'est le début de la "Guerre du Rif", qui se poursuivra pendant environ une année, jusqu'à la reddition d'Abd el-Krim à l'armée française.

Au début des années trentes, l'industrie aéronautique française se compose de petites firmes comme Marcel Bloch, Latécoère, Morane-Saulnier et Amiot. Pour faire face à la crise économique qui frappe l'industrie, les constructeurs Henri Potez et Marcel Bloch s'associent pour former la "Société Aéronautique de Sud-Ouest" (SASO) et produisent des avions comme les bombardiers MB.200 et MB.210.

Néammoins, l'industrie aéronautique se montre incapable de produire assez d'avions pour honorer les demandes de l'Armée de l'Air, malgré le fait qu'Hitler se réarme en secret, et qu'il finit d'ailleurs par défier ouvertement les puissances occidentales en annonçant publiquement en 1935 l'existance de la Luftwaffe. Pour combler ces insuffisance, le gouvernement français se tourne vers la l'industrie aéronautique étrangère, les Etats-Unis en particulier.

La sécurité nationale étant clairement menacée, Pierre Cot, le Secrétaire à l'Aviation, finit par décréter la nationalisation des constructeurs aéronautiques, afin d'accélérer leur production. Mais malgré cette mesure, la production demeure encore assez faible.

En juillet 1936, avec le début de la guerre civile espagnole, le gouvernement français a créé six grandes industries aéronautiques d'Etat définis par leur localisation géographiques. Les usines Bloch sont nationalisées en janvier 1937 et deviennent partie intégrante de la "Société Nationale de Construction Aéronautique du Sud-Ouest" (SNCASO). Puis Pierre Cot place Marcel Bloch à la direction de la SNCASO. Cependant, les motoristes échappent à la nationalisation, ce qui fait que la production des moteurs d'avions se montrera incapable de produire suffisamment pour tenir le rythme de la production d'avions.

En 1937, il est clair que des avions plus modernes et plus performants sont nécessaires. L'Armée de l'Air utilise toujours des avions techniquement dépassés comme les Dewoitine D.500 et D.501, qui servent au sein du célèbre escadron "Cigognes". Celle-ci, qui fait partie du Groupe de Chasse I (GC I), est stationnée sur l'aérodrome de Chartres-Champbol, et n'abandonnera ses D.500 et D.501 au profit du nouveau Morane-Saulnier MS.406 que quelques jours seulement avant l'invasion allemande de la Pologne, en septembre 1939. Le MS.406, armé avec un canon de 20mm et de deux mitrailleuses de 7.5mm, volant à la vitesse maximale de 489km/h, représente alors le chasseur français le plus moderne à l'aube de la Seconde Guerre mondiale.


Le besoin de produire plus de 2500 avions modernes, comme le bombardier Bloch MB.170 ou le chasseur Dewoitine D.520, est une réponse aux demandes du gouvernement français pour remplacer son parc de machines obsolètes.



4° Seconde Guerre mondiale (1939-1945).

5° Période coloniale (1945-1962).


Structures et organisation actuelle de l'Armée de l'Air.

L'Armée de l'Air française est organisée en trois niveaux: le commandement central, les commandements opérationnels et organiques, et le commandement des bases aériennes.

1° Commandement central.

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, est commandement en chef des forces armées françaises, il est responsable de la politique de défense globale. Le Premier ministre est quant à lui responsable de la politique de défense nationale. Et le Ministre de la Défense de l'exécution de cette politique dans le domaine militaire.

Ils sont secondés et conseillés par le Chef d'Etat-Major des Armées (CEMA), l'amiral Edouard Guillaud (depuis le 27 janvier 2010) qui succède au général Jean-Louis Georgelin. Le CEMA est responsable de l'utilisation et du contrôle des opérations militaires. Lui sont subordonnés un Chef d'Etat-Major pour chacune des composantes des forces armées nationales: Armée de Terre, Armée de l'Air et Marine Nationale.

Le Chef d'Etat-Major de l'Armée de l'Air (CEMAA), actuellement le général d'aviation Jean-Paul Palomeros, détermine les doctrines de la force aérienne et conseille le CEMA sur les capacités de déploiement des moyens aériens. Il est responsable de la préparation des opérations aériennes et du soutien logistique à leur apporter. Le CEMAA est assisté dans ses tâches par un état-major et divers autres services, comme l'Inspection de l'Armée de l'Air (IAA) et l'Inspection du Service de Santé de l'Armée de l'Air (ISSAA).


2° Commandements opérationnels et organiques.

Dans l'Armée de l'Air, les responsabilités sont réparties en deux types de commandements: les "Commandements Opérationnels", directement responsables du déploiement et des missions des forces aériennes françaises, et les "Commandements Organiques", chargés du soutien logistique.

Les Commandements Opérationnels sont au nombre de trois:

• Commandement des Forces Aériennes Stratégiques (CFAS).

Avec leur quartier-général implanté sur la Base Aérienne 921 de Taverny, en Val-d'Oise au nord de Paris, les CFAS sont responsables du déploiement des chasseurs-bombardiers à capacité nucléaire. Il est prévu que ce commandement soit dissous en 2010.

Le CFAS est composé de trois escadrons de Mirage 2000N, en service depuis 1993 et capable de transporter le missile Air-Sol à Moyenne Portée (ASMP) équipé d'une tête nucléaire de 150kt à 300kt, et d'un escadron d'avions mixte transport/ravitailleurs en vol Boeing C-135FR Stratotanker.

Mirage 2000N de l'escadron de chasse EC 3/4 "Limousin" (Istres/Le Tubé):


Boeing C-135FR du Groupe de ravitaillement en vol 93 "Bretagne" (Istres/Le Tubé):


• Commandement de la Force Aérienne de Combat (CFAC). C'est un nouveau commandement inauguré en 2006, qui reprend à son compte toutes les escadrons de combat conventionnel, de guerre électronique (ELINT), de détection aérienne aéroportée avancée (AWACS). Son quartier-général est implanté sur la Base Aérienne 128 de Metz/Frescaty. Le CFAC a sous son autorité:

- 16 escadrons de chasse/bombardement et 25 escadrons de défense aérienne ou d'interception: Mirage 2000C/2000D/2000-5F, F1CR/F1CT, Rafale-B et Rafale-C.

- 1 escadron de guerre électronique ELINT: Transall C-160G Gabriel.

Ci-dessous: Mirage F1CT de l'escadron de chasse EC 2/30 "Normandie-Niemen" (Colmar/Meyenheim):


Mirage 2000-5F de l'escadron de chasse EC 1/2 "Cigogne" (Dijon/Lonvic):


Rafale-C de l'escadron de chasse EC 1/7 "Provence" (Saint-Dizier/Robinson):


• Commandement de la Défense Aérienne et des Opérations Aériennes (CDAOA). Son quartier-général est également installé sur la Base Aérienne 921 de Taverny. Le CDAOA est responsable du système de veille et de détection radar de l'espace aérien sur tout le territoire national, mais également de l'exécution et du suivi des opérations aériennes. Il ne possède pas d'avions en propre.

L'Armée de l'Air française compte également trois grands commandements organiques:

• Commandement de la Force de Protection et de Soutien de l'Armée de l'Air (CFPSAA). Avec son quartier-général installé sur la base aérienne 107 de Villacoublay, le CFPSAA est responsable des avions et hélicoptères de transport ou de liaison: Transall C-160NG, Lockheed C-130H/C-130H-30 Hercules, CASA CN-235/200, Airbus A-310/A-319/A-340, Eurocopter AS-532 Cougar, AS-355 Ecureuil, AS-555 Fennec, Aérospatiale SA-330 Puma, Dassault Falcon-50 et Falcon-900. Il est également responsable des moyens de lutte anti-incendie, des unités de lutte et de décontamination NBC, des unités d'entraînement et du personnel administratif ou de la logistique.

Transall C-160 de l'escadron 2/64 "Anjou" (Evreux/Fauville):


Lockheed C-130H et C-130H-30 de l'escadron 2/61 "Franche-Comté" (Orléans/Bricy):



Airbus A-340 de l'escadron de transport 3/60 "Esterel" (Creil/Senlis):


• Commandement des Ecoles de l'Armée de l'Air (CEAA). Quartier-général implanté sur la base aérienne 705 de Tours. Le CEAA est responsable de l'instruction de tout le personnel, naviguant ou au sol, de l'Armée de l'Air française. Il dispose pour cela d'écoles ou de centres d'instruction et de simulateurs de vol, ainsi que d'un grand nombre d'Alpha Jet-E, de Mirage 2000B, de Jodel D-140, d'Embraer EMB-312F Tucano et EMB-121 Xingu.

Embraer EMB-121 de l'Ecole de l'Aviation de Transport.


Dassault/Dornier Alpha Jet-E de l'Ecole de l'Aviation de chasse.


• Commandement Air des Systèmes de Surveillance, d'Information et de Communication (CASSIC). Responsable des moyens aériens (E-3F AWACS) et terrestres (Centre de Détection et de Contrôle) de surveillance et de communications. Le CASSIC est intégré depuis 2007 à la Direction Interarmées des Réseaux Infrastructures et des Systèmes d'Information (DIRISI). Son quartier-général est installé dans le fort de Bicêtre, dans le Val-de-Marne.

Boeing E-3F AWACS de l'escadre de détection aéroportée 36 (36 EDA) (Avord):


Centre de Détection et de Contrôle (CDC) de Drachenbronn (Bas-Rhin):



Bases aériennes et inventaire des avions et hélicoptères (2009).

1° Commandement des forces aériennes stratégiques (CFAS).

• Base Aérienne 116 (Luxeuil/Saint-Sauveur):
- Escadron de chasse EC 1/4 "Dauphiné" (Mirage 2000N).
- Escadron de chasse EC 2/4 "La Fayette" (Mirage 2000N).

• Base Aérienne 125 (Istres/Le Tubé):
- Escadron de chasse EC 3/4 "Limousin" (Mirage 2000N).
- Groupe de ravitaillement en vol 93 "Bretagne" (C-135FR Stratotanker).



2° Commandement de la Force Aérienne de Combat (CFAC).

• Base Aérienne 102 (Dijon/Longvic):
- Escadron de chasse EC 1/2 "Cigognes" (Mirage 2000-5F).
- Escadron d'entraînement EE 5/2 "Côte d'Or" (Alpha Jet-E).

• Base Aérienne 103 (Cambrai/Epinay):
- Escadron de chasse EC 1/12 "Cambrésis" (Mirage 2000C/RDI).
- Escadron de chasse 02.012 "Picardie" (Mirage 2000C/RDI).

• Base Aérienne 112 (Reims/Champagne):
- Escadron de reconnaissance 01.033 "Belfort" (Mirage F1CR).
- Escadron de reconnaissance 02.033 "Savoie" (Mirage F1CR).

• Base Aérienne 113 (Saint-Dizier/Robinson):
- Escadron de chasse 01.007 "Provence" (Rafale-B/C).
- Escadron de chasse EC 1/91 "Gascogne" (Rafale-B/C).

• Base Aérienne 115 (Orange/Caritat):
- Escadron de chasse EC 2/5 "Ile-de-France" (Mirage 2000C/RDI).

• Base Aérienne 118 (Mont-de-Marsan):
- Escadron de chasse et d'expérimentation 05.330 "Côte d'Argent".
(Rafale-B/C, Mirage 2000B/C/D/N/5F, Mirage F1CR, Alpha Jet, Socata TBM-850)


• Base Aérienne 128 (Metz/Frescaty):
- Escadron électronique aéroportée EEA 1/54 "Dunkerque" (Transall C-160G Gabriel).

• Base Aérienne 132 (Colmar/Meyenheim):
- Régiment de chasse 1/30 "Normandie-Niemen" (Mirage F1CT).

• Base Aérienne 133 (Nancy/Ochey):
- Escadron de chasse 01.003 "Navarre" (Mirage 2000D).
- Escadron de chasse 02.003 "Champagne" (Mirage 2000D).
- Escadron de chasse EC 3/3 "Ardennes" (Mirage 2000D).

• Base Aérienne 188 (Djibouti):
- Escadron de chasse EC 3/11 "Corse" (Mirage 2000C/2000D).

Luftwaffe à la veille de la Seconde Guerre mondiale

Luftwaffe se traduit littéralement par "Arme de l'Air". C'est la désignation de l'aviation militaire allemande tout au long de son histoire, de sa création jusqu'à nos jours. C'est donc le nom de l'aviation militaire du Troisième Reich entre 1935 et 1945. Aujourd'hui, la désignation officielle est "Deutsche Luftwaffe" pour éviter la confusion avec d'autre forces aériennes comme celles de l'Autriche ou de la Suisse.



Début de la Luftwaffe (1935-1939).

La Luftwaffe est officiellement créée, ou plutôt reconstituée, par Hermann Goering le 26 février 1935, en violation des clauses du Traité de Versailles. Mais ni la France ni la Grande-Bretagne ne sont alors en mesure d'empêcher le Troisième Reich de se réarmer en secret.

La Luftwaffe saisit une première occasion de tester ses capacités et ses nouvelles tactiques de combat pendant la guerre civile d'Espagne (1936-1939), en envoyant la "Légion Condor" combattre aux côtés du général rebelle Francisco Franco, contre le gouvernement républicain légitime. Les avions employés, comme par exemples le Messerschmitt Bf-109, le Dornier Do-17 ou encore le Junkers Ju-87 Stuka, deviendront célébres au cours de la décennie suivante.


L'action la plus marquante de la Légion Condor en Espagne est le bombardement de Guernica, le 26 avril 137, qui fait selon le gouvernement basque de l'époque 1654 tués et plus de 800 blessés, sur près de 7000 habitants, et détruit 70% de la ville.

A la veille de l'offensive allemande en Pologne, le 1er septembre 1939, la Luftwaffe est devenue une arme moderne et très puissante. Elle alligne environ 4000 avions, dont 1100 monomoteurs de chasse Bf-109, 400 chasseurs-bombardiers bimoteurs Bf-110 Zerstörer ("Destroyer"), 1100 bombardiers moyens Dornier Do-17, Junkers Ju-88 et Heinkel He-111, et 290 bombardiers en piquée Ju-87 Stuka. Elle est alors considérée par nombre d'historiens comme la meilleure aviation militaire du monde, et ce jusqu'à ce qu'elle subisse ses premiers revers au-dessus de l'Angleterre, en juillet 1940.



Organisation et structure de la Luftwaffe.

Au sommet de l'organisation, se situe le Ministère de l'Air du Reich, ou ReichsLuftfahrtMinisterium (RLM), dirigé par le maréchal Hermann Goering, et le Commandement de la Force Aérienne allemande, OkerKommando der Luftwaffe (OKL), dont le chef d'Etat-major est le général Hans Jeschonnek.


Au niveau opérationnel, la Luftwaffe est divisée en "Flottes aériennes" (Luftflotten). Celles-ci sont auto-suffisantes et sont équipés avec tous les types d'avions en service, d'un état-major et de divers services de soutien administratifs et logistiques.

Chaque Luftflotte compte un certain nombre de Divisions (Flieger-Divisions) ou de Corps aérien (Fliegerkorps) assignés à des tâches spécifiques: chasse, bombardement, transport, entraînement, etc.

Au niveau tactique, chaque Flieger-Division (renommée Fliegerkorps en 1940) est constituée à son tour par plusieurs Geschwader. Le Fliegerkorps sera l'équivalent au cours de la Seconde Guerre mondiale des Divisions aériennes de l'US Army Air Force ou des Groups de la Royal Air Force.

A l'échellon inférieur, le Geschwader (Wing ou Escadre) est commandé par un Geschwaderkommodore, avec le grade de Major-General, Oberstleutnant (lieutenant-colonel), ou Oberst (colonel). Il est divisé à son tour par un Stabflight (Stab.) de commandement et deux ou trois (quatre en 1943/1944) Gruppen (Groupes), avec à leur tête un Gruppenkommodore ayant le grade d'Hauptmann (capitaine), de Major ou plus exceptionnement d'Oberstleutnant (lieutenant-colonel).

Structure d'un Geschwader de la Luftwaffe en 1939/1940:

- Un Staffeln (Squadron) compte trois Schwärme (Flights) et 12 avions.
- Un Gruppe compte trois Staffeln (36 avions) et un Stabflight (4 avions).
- Un Geschwader compte trois [quatre en 1943/1944] Gruppen (120 avions) et un Stabflight.
- En dotation complète, un Geschwader de 1939 compte donc 124 avions (164 avions en 1943/1944).

Type de Geschwader ou de Gruppe en 1939/1940:

- Jadgeschwader (JG): chasseurs monomoteurs (Bf-109).
- Nachtjagdgeschwader (NJG): chasseurs de nuit (Bf-110 ou Ju-88).
- Zerstörergeschwader (ZG): chasseurs-bombardiers "destroyer" (Bf-110).
- Kampfgeschwader (KG): bombardiers moyens (He-111, Do-17 ou Ju-88).
- Sturzkampfgeschwader (StG): bombardiers en piquée (Ju-87 Stuka).
- Lehrgeschwader (LG): unité d'instruction ou d'évaluation.
- Kampfgeschwader zur besonderen Verwendung (KGzbV): transport (Ju-52/3).
- Küstenfliegergruppe (KuFlGr): patrouille maritime (He-115 ou Do-18).
- Aufklärungsgruppe (FAGr et NAGr): reconnaissance à long rayon d'action.

Un Geschwader ou un Staffeln est caractérisé par sa numérologie arabe, et un Gruppe par sa numérologie romaine. Exemples de codification:

- "Stab./JG52", "I./JG52", "II./JG52", "III./JG52" et "IV./JG52".
- "Stab./KG1", "I./KG1", "II./KG1", "III./KG1" et "IV./KG1".
- "Stab./StG2", "I./StG2", "II./StG2", "III./StG2" et "IV./StG2".
- Staffeln: "1./JG52", "2./JG52", ..., "12./LG52".

Enfin, le système d'identification individuelle de la Luftwaffe, le Stammkennzeichen (STKZ) code (1), est employé sur tous les modèles d'avions excepté le Messerschmitt Bf-109, et est similaire à ceux de la RAF et de l'USAAF: un système de quatre symboles. La première paire, une lettre et un chiffre, placée à gauche de la Balkenkreuz, est unique et désigne le Geschwader. Les troisième et quatrième symboles (deux lettres), sur le côté droit de la Balkenkreuz, désigne respectivement l'avion et la Staffeln au sein d'un Geschwader. Ces quatres symboles figurent également sous les ailes. A la fin de la guerre, les Allemands adoptent des mesures de "basse visibilité" et réduisent la taille des symboles sur le fuselage.


Quelques exemples de désignation de Geschwader:

- A1: Kampfgeschwader 53.
- A2: Zerstorergeschwader 52.
- A3: Kampfgeschwader 200.
- A5: Stukageschwader 1.
- B3: Kampfgeschwader 54.
- C8: Transportgeschwader 5.
- C9: Nachtjagdgeschwader 5.
- D5: Nachtjagdgeschwader 3.
- L1: Lehrgeschwader 1.
- L2: Lehrgeschwader 2.

Un marquage spécifique sur le fuselage des chasseurs identifie la fonction du pilote. Ainsi l'avion du Gruppenkommodore comporte deux chevrons devant la Balkenkreuz alors que celui du Geschwaderkommodore comporte un chevron et deux barres horizontales qui entourent la Balkenkreuz.



(1) Stammkennzeichen (STKZ)
http://www.afrikakorps.org/stammkennzeichen.htm



Ordre de bataille de la Luftwaffe (1er septembre 1939).

Luftwaffen Lehr Division (Division d'entrainement).
Lieutenant-Général Helmuth Förster. QG Greifswald.


• Reconnaissance stratégique.

- 8.(F)/LG2 (Berlin/Werder). Do-17P.

(F): "Aufklärung", Reconnaissance à long rayon d'action.

• Chasse.

- Stab./LG2 (Nieder/Ellguth). Bf-109E. Lieutenant-colonel Eberhard Baier.
- 1.(J)/LG2 (Malzkow). Bf-109E.
- 11.(N)/LG2 (Garz). Bf-110C.

(J): "Jagd", Chasse.
(N): "Nachtjagd", Chasse de nuit.

• Chasse-bombardement "Zerstörer".

- I.(Z)/LG1 (Jessau). Bf-110C. Major Walter Grabmann.

• Bombardement conventionnel.

- Stab./LG1 (Neuhausen). He-111H. Colonel Robert Knauss.
- II.(K)/LG1 (Powunden). He-111H. Major Kurt Dobratz.
- III.(K)/LG1 (Prowehren). He-111H. Major Ernst Bormann.

(K): "Kampfgruppe", Groupe de bombardiers moyens.

• Bombardement en piquée.

- IV.(S)/LG1 (Stolp/Reitz). Junkers Ju-87B. Capitaine Peter Kögl.

(S): "Sturzkampfgeschwader", Groupe de bombardiers en piquée.


Oberbefehlshaber der Luftwaffe (Ob.d.L) in Berlin.
[Commandement de l'aviation de transport]


- 8.(F)/LG2 (Berlin/Werder).Do-17P.
- 10.(F)./LG2 (Kiel/Holtenau). Do-18.
- Westa 1./Ob.d.L. (Berlin/Gatow). He-111J.

(F): "Aufklärung", Reconnaissance à long rayon d'action.


• Kampfgeschwader zur besonderen Verwendung 2 (KGzbV2).
- Stab./KGzbV2 (Küpper/Sagan). Ju-52/3m. Colonel Gerhard Conrad.
- I./KGzbV2 (Sorau). Ju-52/3m. Capitaine von Honstein.
- II./KGzbV2 (Freiwaldau). Ju-52/3m. Lieutenant-colonel Rudolf Stoltenhoff.
- III./KGzbV2 (Freiwaldau). Ju-52/3m. Major Neudörfer.
- IV./KGzbV2 (Breslau/Gandau). Ju-52/3m. Lieutenant-colonel Alefeld.

• Kampfgeschwader zur besonderon Verwedung 172 (KGzbV172).
- Stab./KGzbV172 (Berlin/Tempelhof). Ju-52/3m. Lieutenant-colonel Carl-August Freiherr von Gablenz.
- I./KGzbV172 (Berlin/Tempelhof). Ju-52/3m.
- II./KGzbV172 (Berlin/Tempelhof). Ju-52/3m. Capitaine Krause.
- III./KGzbV172 (Berlin/Tempelhof). Ju-52/3m. Major Babekuhl.


7.Flieger-Division. Lieutenant-Général Kurt Student. QG Wahlstatt.
[Assure le contrôle des unités de parachutistes]


• Kampfgeschwader zur besonderon Verwedung 1 (KGzbV1).
- Stab./KGzbV1 (Liegnitz). Ju-52/3m. Colonel Friedrich-Wilhelm Morzik.
- I./KGzbV1 (Schönfeld/Seifersdorf). Ju-52/3m. Major Max Ziervogel.
- II./KGzbV1 (Schönfeld/Seifersdorf). Ju-52/3m. Capitaine von Lindenau.
- III./KGzbV1 (Aslau). Ju-52/3m. Capitaine Markus Zeidler.
- IV./KGzbV1 (Liegnitz). Ju-52/3m. Major Johann Janzen.



General der Flieger beim Oberbefelhlshaber der Marine (Ob.d.m). QG Berlin.
[Commandement de la reconnaissance côtière et maritime].


Flieger der Luftwaffe West. QG Jever.

• Küstenfliegergruppe 106 (Kü.Fl.Gr.106).
- Stab./106 (Norderney). He-60. Lieutenant-colonel Hermann Jordan.
- 1.(M)/106 (Norderney). He-60 et He-115.
- 2.(F)/106 (Norderney). Do-18.
- 3.(M)/106 (Borkum). He-59.
- 3.(M)/706 (Norderney). He-59.

• Küstenfliegergruppe 306 (Kü.Fl.Gr.306).
- Stab./306 (Hörnum/Sylt). He-60. Lieutenant-colonel Heinz von Holleben.
- 2.(F)/306 (Dievenow). He-60.
- 2.(F)/506 (Kamp). Do-18.
- 2.(F)/606 (Kamp). Do-18.

• Küstenfliegergruppe 406 (Kü.Fl.Gr.406).
- Stab./406 (List). He-60. Major Heuvrick Minner.
- 1.(M)/406 (List). He-60 et He-115.
- 2.(M)/406 (List). Do-18.
- 3.(M)/406 (List). He-59.
- 1./BFGr.196 (Wilhelmshaven). He-60.



Flieger der Luftwaffe Ost. QG Dievenow.

• Küstenfliegergruppe 506 (Kü.Fl.Gr.506).
- Stab./506 (Pillau). He-60. Lieutenant-colonel Wolfgang von Wild.
- 1.(M)/506 (Pillau/Putzig). He-60.
- 2.(M)/506 (Kamp). Do-18.

• Küstenfliegergruppe 706 (Kü.Fl.Gr.706).
- Stab./706 (Kamp). He-60. Lieutenant-colonel Hermann Edert.
- 1.(M)/706 (Nest). He-60.
- 1.(M)/306 (Dievenow). He-60.
- 5./BFGr.196 (Kiel/Holtenau). He-60.


Luftflotte 1 (Allemagne, secteur Nord-Est).
Feld-maréchal Albert Kesselring. QG Henningsholm, près de Stettin.


- 1.(F)/120 [Aufklärungsgruppe 120] (Neuhausen). Do-17P/F.
- 1.(F)/121 (Prenzlau). Do-17P/F.
- 2.(F)/121 (Schönfeld/Crössinsee). Do-17P/F.
- 3.(F)/121 (Stargard/Klützow). Do-17P/F.
- 4.(F)/121 (Jesau). Do-17P/F.
- Wekusta 1 [Wettererkundungsstaffel 1] (Stargard). He-111J.

(H): Reconnaissance tactique.
(F): Reconnaissance à long rayon d'action.
Wekusta: détachement de reconnaissance météorologique.


Luftgau-Kommando I "Ostpreussen". Général Wilhelm Wimmer. QG Koenigsberg.

- I./JG1 (Heiligenbeil). Bf-109E. Major Bernhard Woldenga.
- I./JG21 (Gutenfeld). Bf-109D. Capitaine Martin Mettig.


Luftgau-Kommando III. Major-Général Hubert Weise. QG Berlin.

• Jagdgeschwader 2 (JG2) "Richthofen".
- Stab./JG2 (Döberitz). Bf-109E. Colonel Gerd von Massow.
- I./JG2 (Döberitz). Bf-109E. Lieutenant-colonel Carl Vieck.
- 10.(N)/JG2 (Döberitz). Ar-68F et Bf-109D.


Luftgau-Kommando IV. Major-Général Wilhelm Mayer. QG Dresde.

• Jagdgeschwader 3 (JG3) "Udet".
- Stab./JG3 (Brandis). Bf-109E. Lieutenant-colonel Max Ibel.
- I./JG3 (Brandis). Bf-109E. Major Otto Heinrich von Houwald.
- I./JG20 (Sprottau). Bf-109E. Major Siegfried Lehmann.


1.Flieger-Division. Lieutenant-Général Ulrich Grauert. QG Schönfeld/Crössinsee.
[Redésigné "I. Fliegerkorps" le 11 octobre 1939]


- I./KG53 (Schönfeld/Crössinsee). He-111H. Lieutenant-colonel Karl Mehnert.
- II./StG2 (Stolp/Reitz). Do-17P et Ju-87B. Capitaine Ulrich Schmidt.
- III./StG2 (Stolp/Reitz). Do-17P et Ju-87B. Capitaine Ernst Ott.
- IV.(S)/LG1 (Stolp/Reitz). Do-17P et Ju-87B. Capitaine Peter Kögl.
- I./ZG1 (Mackfitz). Bf-110C. Major Joachim-Friedrich Huth.
- II./ZG1 (Franfurt/Oder). Bf-109D/E. Major Hellmuth Reichardt.
- I.(J)/LG2 (Lottin). Bf-109E. Major Hans Trübenbach.
- 2.(F)/121 [Aufklärungsgruppe 121] (Schönfeld/Crössinsee). Do-17P/F.
- 4.(S)/186 (Stolp/Reitz). Ju-87B.

• Kampfgeschwader 1 (KG1) "Hindenburg".
- Stab./KG1 (Kolberg). He-111H. Major-général Ulrich Kessler.
- I./KG1 (Kolberg). He-111H. Lieutenant-colonel Robert Krauss.
- II./KG1 (Pinnow/Plathe). He-111H. Major Benno Koch.

• Kampfgeschwader 3 (KG3) "Blitz".
- Stab./KG3 (Elbing). Do-17Z. Colonel Wolfgang von Chamier-Glisczinski.
- II./KG3 (Heiligenbeil). Do-17Z. Lieutenant-colonel Erich Munske.
- III./KG3 (Heiligenbeil). Do-17Z. Lieutenant-colonel Karl Neuhüttler.

• Kampfgeschwader 26 (KG26) "Löwen".
- Stab./KG26 (Gabbert/Pommern). He-111H. Major-général Hans Siburg.
- I./KG26 (Lübeck/Blankensee). He-111H. Major Walter Loebel.
- II./KG26 (Gabbert/Pommern). He-111H. Lieutenant-colonel von Bushe.


Luftwaffen Lehr-Division. Lieutenant-Général Helmuth Förster. QG Greifswald.

• Kampfgeschwader 2 (KG2) "Holzhammer".
- Stab./KG2 (Jesau). Do-17Z. Lieutenant-général Johannes Fink.
- I./KG2 (Gerdauen). Do-17M. Major Werner Krolh.
- II./KG2 (Schippenbeil). Do-17Z. Lieutenant-colonel Paul Weitkus.



Luftflotte 2 (Allemagne, secteur Nord-Ouest).
Général Hellmuth Felmy. QG Braunschweig.


- 1.(F)/122 [Aufklärungsgruppe 122] (Goslar). Do-17P.
- 2.(F)/122 (Münster/Loddenheide). He-111H.
- 3.(F)/122 (Woisselsdorf). Do-17P.
- Wekusta 26 [Wettererkundungsstaffel 26] (Braunschweig). Do-17P.

(H): Reconnaissance tactique.
(F): Reconnaissance à long rayon d'action.
Wekusta: détachement de reconnaissance météorologique.


Luftgau-Kommando VI. Major-général August Schmidt. QG Münster.

- I./JG52 (Bonn/Hangelar). Bf-109E. Capitaine Dietrich Graf von Pfeil und Klein-Ellguth.
- II./ZG26 (Werl). Bf-109D. Major Friedrich Vollbracht.
- 11.(N)/LG2 (Bonn/Hangelar). Ar-68 et Bf-109D. Lieutenant-colonel Johannes Steinhoff.

• Jagdgeschwader 26 (JG26) "Schlageter".
- Stab./JG26 (Odendorf). Bf-109E. Colonel Eduard von Schleich.
- I./JG26 (Odendorf). Bf-109E. Major Gotthardt Handrick.
- II./JG26 (Bönninghardt). Bf-109E. Capitaine Herwig Knüppel.


Luftgau-Kommando XI. Général Ludwig Wolff. QG Hannovre.

- II./JG77 (Nordholz). Bf-109E. Lieutenant-colonel Carl Schumacher.

• Zerstörergeschwader 26 (ZG26) "Horst Wessel".
- Stab./ZG26 (Varel). Bf-109D. Colonel Kurt Bertram von Döring.
- I./ZG26 (Varel). Bf-109D et Bf-110C. Capitaine Karl Kaschka.
- III./ZG26 (Neumünster). Bf-109D. Capitaine Johannes Schalk.


3.Flieger-Division. Général Richard Putzer. QG Münster.
[Redésigné "General z.b.V. der Luftflotte 2" le 28 septembre 1939]


- II./KG28 (Gütersloh). He-111P. Major Koester.
- I./KG25 (Rechlin). Ju-88A. Capitaine Pohl. [Redésigné I./KG30 le 22 septembre 1939]

• Kampfgeschwader 54 (KG54) "Totenkopf".
- Stab./KG54 (Fritzlar). He-111P. Colonel Walter Lackner.
- I./KG54 (Fritzlar). He-111P. Major Otto Höhne.


4.Flieger-Division. Général Alfred Keller. QG Braunschweig.
[Redésigné "IV.Fliegerkorps" le 11 octobre 1939]


• Kampfgeschwader 27 (KG27) "Boelcke".
- Stab./KG27 (Hannovre/Langenhagen). He-111P. Colonel Hans Behrendt.
- I./KG27 (Hannovre/Langenhagen). He-111P. Lieutenant-colonel Graumnitz.
- II./KG27 (Wunstorf). He-111P. Major de Salengre Drabbe.
- III./KG27 (Delmenhorst). He-111P. Major Andreas Nielsen.

• Kampfgeschwader 55 (KG55) "Greif".
- Stab./KG55 (Wesendorf). He-111P. Major-général Wilhelm Süssmann.
- I./KG55 (Dedelsdorf). He-111P. Major Max Heyna.
- II./KG55 (Wesendorf). He-111P. Lieutenant-colonel Otto von Lachemair.



Luftflotte 3 (Allemagne, secteur Sud-Ouest).
Feld-Maréchal Hugo Sperrle. QG Roth, près de Nuremberg.


- 1.(F)/123 [Aufklärungsgruppe 13] (Ansbach). Do-17P.
- 2.(F)/123 (Würzburg). Do-17P.
- Wekusta 51 [Wettererkundungsstaffel 51] (Roth). He-111J.

(H): Reconnaissance tactique.
(F): Reconnaissance à long rayon d'action.
Wekusta: détachement de reconnaissance météorologique.


Luftgau-Kommando VII. Général Emil Zenetti. QG Munich.

- I./JG51 (Eutingen). Bf-109E. Major Ernst Freiherr von Berg.
- 1./JG71 (Böblingen). Bf-109D. Lieutenant Heinz Schumann.
- 2./JG71 (Fürstenfelbruck). Bf-109D. Lieutenant Josef Fözö.
- 10.(N)/JG72 (Mannheim/Sandhofen). Ar-68F. Lieutenant Ernst Boenigk.
- 11.(N)/JG72 (Böblingen). Ar-68F. Lieutenant Wilhelm Schumann.


Luftgau-Kommando XII. Général Fritz Heilingbrunner. QG Wiesbaden.

• Jagdgeschwader 53 (JG53) "Pik As".
- Stab./JG53 (Wiesbaden/Erbenheim). Bf-109E. Lieutenant-colonel Werner Junck.
- I./JG53 (Wiesbaden/Erbenheim). Bf-109E. Capitaine Lothar von Janson.
- II./JG53 (Mannheim/Sandhofen). Bf-109E. Major Freiherr von Maltzahn.


Luftgau-Kommando XIII. Major-général Eugen Weissmann. QG Nuremberg.

- 1./JG70 (Herzogenaurach). Bf-109D. Lieutenant Reinhard Seiler.
- 2./JG70 (Herzogenaurach). Bf-109D. Capitaine Hans-Jürgen von Cramon-Taubadel.


5.Flieger-Division. Lieutenant-général Robert Ritter von Greim. QG Gersthofen, près d'Augsburg.
[Redésignée "V.Fliegerkorps" le 11 octobre 1939]


- I./ZG52 (Biblis). Bf-109D. Capitaine Karl-Heinz Lessmann.

• Kampfgeschwader 51 (KG51) "Edelweiss".
- Stab./KG51 (Landsberg/Lech). Do-17M, He-111H et Ju-88A. Colonel Johann-Volkmar Fisser.
- I./KG51 (Memmingen). He-111H et Ju-88A. Lieutenant-colonel Hans Korte.
- III./KG51 (Memmingen). Do-17M et He-111H. Colonel Alois Stoeckel.


6.Flieger-Division. Général Otto Dessloch. QG Frankfurt/Main.
[Redésignée "II.Flakkorps" le 2 octobre 1939]


- III./StG51 (Wertheim). Do-17P et Ju-87B. Capitaine Anton Keil.
- II./ZG76 (Markersdorf). Bf-109D. Capitaine Walter Schmidt Coste.

• Kampfgeschwader 53 (KG53) "Legion Condor".
- Stab./KG53 (Ansbach). He-111H. Colonel Philipp Zoch.
- I./KG53 (Schönfeld). He-111H. Lieutenant-colonel Karl Mehnert.
- II./KG53 (Roth). He-111H. Lieutenant-colonel Kohlbach.
- III./KG53 (Gross-Ostheim). He-111H. Major Friedrich Edler von Braun.



Luftflotte 4 (Allemagne, secteur Sud-Est).
Général Alexander Löhr. QG Reihenbach/Schlesien.


- 1.(H)/14 [Aufklärungsgruppe 14] (Silleim). Hs-126.
- 2.(H)/14 (Silleim). Hs-126.
- 3.(H)/14 (Engelswalde). Hs-126.
- 1.(H)/31 (Preussich/Krawarn). Hs-126.
- 2.(H)/31 (Preussich/Krawarn). Hs-126.
- 3.(F)/123 (Schweidnitz). Do-17P.
- Wekusta 76 [Wettererkundungsstaffel 76] (Schweidnitz). He-111J.

(H): Reconnaissance tactique.
(F): Reconnaissance à long rayon d'action.
Wekusta: détachement de reconnaissance météorologique.


Luftgau-Kommando VIII. Lieutenant-général Bernhard Waber. QG Breslau.

- I./JG76 (Stubendorf). Bf-109E. Capitaine Wilfried von Müller-Rienzburg.
- I./JG77 (Juliusburg/Nord). Bf-109E. Capitaine Johannes Janke.


Fliegerführer z.b.V. Général Wolfram von Richthofen. QG Oppeln.

- I./StG76 (Nieder/Ellguth). Do-17P et Ju-87B. Capitaine Walter Siegel.
- I./ZG2 (Gross-Stein). Bf-109D. Major Johannes Gentzen.

• Sturzkampfgeschwader 77 (StG77).
- Stab./StG77 (Neudorf). Ju-87B. Colonel Günther Schwartzkopff.
- I./StG77 (Neudorf). Do-17P et Ju-87B. Capitaine Friedrich-Karl Freiherr von Dalwigk zu Lichtenfels.
- II./StG77 (Neudorf). Do-17P et Ju-87B. Capitaine Graf Clemens von Schönborn-Wiesentheid.


2.Flieger-Division. Lieutenant-général Bruno Loerzer. QG Grottkau/Schlesien.
[Redésignée "II.Fliegerkorps" le 10 octobre 1939]


- I./StG2 (Welzow). Do-17P et Ju-87B. Major Oskar Dinort.
- I./ZG76 (Mätzdorf). Bf-110C. Capitaine Günther Reinecke.
- 1.(F)/124 (Kassel). Do-17P.

• Kampfgeschwader 4 (KG4) "General Wever".
- Stab./KG4 (Oels). He-111P. Colonel Martin Fiebig.
- I./KG4 (Langenau). He-111P. Lieutenant-colonel Nikolaus-Wolfgang Maier.
- II./KG4 (Oels). He-111P. Lieutenant-colonel Wolfgang Erdmann.
- III./KG4 (Langenau). He-111P. Major Evers.

• Kampfgeschwader 76 (KG76).
- Stab./KG76 (Breslau/Schöngarten). Do-17Z. Colonel Paul Schultheis.
- I./KG76 (Breslau/Schöngarten). Do-17Z. Colonel Stefan Fröhlich.
- III./KG76 (Rosenborn). Do-17Z. Major Hans Hofmann.

• Kampfgeschwader 77 (KG77).
- Stab./KG77 (Prague/Kbely). Do-17Z. Colonel Heinrich Seywald.
- I./KG77 (Prague/Kbely). Do-17Z. Major Balck.
- II./KG77 (Brünn). Do-17Z. Lieutenant-colonel Augustin.
- III./KG77 (Königgrätz). Do-17Z. Colonel Wolf von Stutterheim.



General der Luftwaffe beim Oberbefehlshaber der Heer (Ob.d.H).
[Aviation de reconnaissance en soutien de l'Armée de terre]


Kommand Luftwaffe (Koluft) Heeresgruppe C. QG Frankfurt.

• Heeresgruppe C.
- 1.(F)/22 (Frankfurt/Rebstock). Do-17P. [Heeresgruppe C]
- 4.(H)/12 (Rheinberg). He-45 et He-46. [30ème Korps]
- 3.(H)/13 (Villingen). Hs-126. [5ème Korps]

• 5ème Armée allemande.
- 2.(F)/22 (Bonn/Hangelar). Do-17P. [5ème Armée]
- 2.(H)/12 (Rüdesheim). Hs-126. [6ème Korps]
- 1.(H)/12 (Wengerohr). Hs-126. [GruppeKommando Eifel]

• 1ère Armée allemande.
- 3.(F)/22 (Coblence/Karthausen). Do-17P et Bf-110C. [1ère Armée]
- 1.(H)/13 (Worms). Hs-126. [9ème Korps]
- 4.(H)/22 (Hoppstädten). Hs-126. [12ème Korps]
- 1.(H)/23 (Pferdsfeld). Hs-126. [GruppeKommando Saarpfalz]

• 7ème Armée allemande.
- 7.(F)/LG2 (Deckenpfronn). Do-17P. [7ème Armée]
- 2.(H)/13 (Huchenfeld/Malmsheim). Hs-126. [GruppeKommando Oberrhein]


Kommand Luftwaffe (Koluft) Heeresgruppe Nord. QG Bad Polzin.

• Heeresgruppe Nord.
- 2.(F)/11 (Bad Polzin). Do-17P. [Heeresgruppe Nord]

• 3ème Armée allemande.
- 3.(F)/10 (Wiesenhof). Do-17P. [3ème Armée]
- 1.(H)/10 (Oschen). Hs-126. [21ème Korps]
- 2.(H)/10 (Ganshorn). Hs-126. [1er Korps]

• 4ème Armée allemande.
- 3.(F)/11 (Jastrow). Do-17P. [4ème Armée]
- 3.(H)/21 (Stargard). Hs-126. [2ème Korps]
- 2.(H)/21 (Stargard). Hs-126. [3ème Korps]
- 9.(H)/LG2 (Scholastivkovo). Hs-126 et He-46. [19ème Korps, 3ème Division panzer]



Kommand Luftwaffe (Koluft) Heeresgruppe Sud. QG Neisse.

• Heeresgruppe Sud.
- 4.(F)/11 (Neisse). Do-17P. [Heeresgruppe Sud]
- 4.(H)/31 (Schwieben). Hs-126. [7ème Korps]

• 8ème Armée allemande.
- 1.(H)/21 (Mirkau). Hs-126. [8ème Armée]
- 4.(H)/23 (Juliusburg/Süd). He-45 et He-46. [10ème Korps]
- 5.(H)/13 (Juliusburg/Süd). He-45 et He-46. [13ème Korps]

• 10ème Armée allemande.
- 3.(F)/31 (Stubendorf). Do-17P. [10ème Armée]
- 1.(H)/41 (Stubendorf). Hs-126. [4ème Korps]
- 4.(H)/21 (Gross-Lassewitz). He-45 et He-46. [11ème Korps]
- 3.(H)/12 (Kreutzberg/Süd). He-46 Hs-126. [14ème Korps]
- 4.(H)/13 (Kreutzberg/Süd). He-46 Hs-126. [4ème Division panzer]
- 1.(H)/11 (Grünwise). He-46 et Hs-126. [15ème Korps]
- 2.(H)/41 (Gross-Lassewitz). Hs-126. [16ème Korps]
- 3.(H)/41 (Stubendorf). He-46 et Hs-126. [3ème Division légère]
- 2.(H)/23 (Gross-Lassewitz). He-46 Hs-126. [1ère Division panzer]



Sources principales disponibles.

1° "Luftwaffe" (Wikipedia.org).
http://en.wikipedia.org/wiki/Luftwaffe

2° "Luftwaffe units before the 1939 invasion of Poland" (Wikipedia.org).
http://en.wikipedia.org/wiki/Luftwaffe_units_before_the_1939_invasion_of_Poland

3° "Luftwaffe order of battle 01.09.1939" (lexikon-der-wehrmacht.de).
http://www.lexikon-der-wehrmacht.de/OrdersofBattle/September1939-R.htm

4° "The Luftwaffe, 1939-45" (ww2.dk).
http://www.ww2.dk/

2 septembre 1945 - Baie de Tokyo: cérémonie de la capitulation inconditionnelle du Japon

Le 2 septembre 1945, aux environs de 9h, la délégation japonaise prend pied sur le pont du cuirassé américain Missouri, ancré dans la baie de Tokyo, pour y signer l'acte de capitulation officiel et définitif du Japon, devant le général Douglas MacArthur. C'est la fin de la Seconde Guerre mondiale, le conflit le plus destructeur de l'histoire de l'humanité, qui a duré six longues années pratiquement jour pour jour.




Cérémonie de capitulation du Japon à bord du cuirassé Missouri.

Le 2 septembre 1945 est considéré par les Américains comme le "Jour V-J" (1), la victoire complète et définitive des Alliés sur l'Empire du Soleil Levant. Devant les services de presse du monde entier, aux alentours de 9h, la délégation japonaise, dont font partie [au premier rang de la photo] Mamoru Shigemitsu, Ministre des Affaires étrangères, et le général Yoshijiro Umezu, chef d'Etat-Major impérial, prend pied sur le pont du navire amiral de Nimitz, le Missouri. La cérémonie, orchestrée et dirigée en personne par le général Douglas MacArthur, débute officiellement à 8h59 et durera 23 minutes.


Autres membres de la délégation japonaise, de gauche à droite:

Au second rang:
  • Géneral Yatsuji Nagai, Armée de terre japonaise.
  • Katsuo Okazaki, Ministère des Affaires étrangères.
  • Contre-amiral Tadatoshi Tomioka, Marine japonaise.
  • Toshikazu Kase, Ministère des Affaires étrangères.
  • Géneral Suichi Miyakazi, Armée de terre japonaise.
Au troisième rang:
  • Contre-amiral Ichiro Yokoyama, Marine japonaise.
  • Saburo Ota, Ministère des Affaires étrangères.
  • Capitaine Katsuo Shiba, Marine japonaise.
  • Colonel Kaziyi Sugita, Armée de terre japonaise.

Mamoru Shigemitu et Yoshijiro Umezu signent en premiers (9h04 et 9h06) l'acte de capitulation, rédigé en deux exemplaires, l'un en anglais et l'autre en japonais, respectivement au nom de l'empereur Hiro-Hito et des forces armées japonaises.




A 9h08, au nom de l'ensemble des forces alliées, MacArthur, le maître de cérémonie, appose sa signature sur les deux copies. Il est encadré par les généraux britannique Arthur Percival et américain Jonathan Wainwright, présents à titre d'invités d'honneur, qui avaient successivement signé leur capitulation inconditionnelle à Singapour et aux Philippines, les 15 février et 6 mai 1942.


Les deux généraux ont été libérés quelques jours plus tôt d'un camp d'internement japonais en Chine et rapatriés. Il ont maigris de 35kg et 40kg durant leur captivité. Leur présence doit rappeler les épreuves subies par les prisonniers de guerre alliés dans les camps japonais.

Les différents délégués alliées sont ensuite appelés à le signer à leur tour, dans l'ordre:
  • Amiral Chester Nimitz, pour les Etats-Unis (9h12).
  • Général Hsu Yung-Ch'ang, pour la Chine (9h13).
  • Amiral Sir Bruce Fraser, pour la Grande-Bretagne (9h14).
  • Lieutenant-Général Kuzma Derevyanko, pour l'Union-Soviétique (9h16).
  • Général Sir Thomas Blamey, pour l'Australie (9h17).
  • Colonel Lawrence Moore Cosgrave, pour le Canada (9h18).
  • Général d'Armée Philippe Leclerc de Hautecloque, pour la France (9h20).
  • Amiral Emil Lambert Helfrich, pour les Pays-Bas (9h21).
  • Vice-Maréchal de l'Air Leonard M. Isitt, pour la Nouvelle-Zélande (9h22).







Lorsque le dernier membre des Alliés veut signer et que la délégation japonaise s'appête à quitter le Missouri, le néo-zélandais s'aperçoit qu'il ne reste plus de place sur l'exemplaire en japonais de l'acte. En effet, le représentant canadien, distrait, a signé trop bas sur la copie de l'acte de capitulation rédigée en japonais, et les délégués suivants n'ayant pas remarqué la bévue, toutes leur signature se retrouvent ainsi décalées par rapport aux noms des signataires.


Il règne alors une légère confusion, et le général Richard K. Sutherland, le chef d'Etat-major de MacArthur, demande au Premier ministre japonais si l'Empereur Hiro-Hito accepterait le document tel quel. Devant la réponse négative de Shigemitsu, Sutherland y porte lui-même les corrections nécessaires.


Douglas MacArthur termine la cérémonie officielle par ces mots: "Prions tous que la paix soit maintenant restaurée dans le monde entier et que Dieu la fasse durer pour toujours. La séance est levée!"

La délégation japonaise quitte le Missouri à 9h29, une demi-heure après y avoir mis les pieds. La cérémonie, qui a duré exactement vingt-trois minutes, est suivie par une magnifique parade aérienne de l'aviation embarquée américaine et de B-29 Superfortress. A son 2194ème jour, la Deuxième Guerre mondiale, le conflit le plus destructeur de l'histoire de l'humanité, prend définitivement fin.





(1) La capitulation de l'Allemagne nazie, le 8 mai 1945, est désignée "Jour V-E".


La capitulation japonaise et l'occupation américaine au cinéma.

1° Crime de guerre.

"Crime de guerre" (titre original: "Emperor"), film américain réalisé par Peter Webber et sorti dans les salles américaines le 14 avril 2014. Avec Tommy Lee Jones (Douglas MacArthur), Takataro Kataoka (Hiro Hito) et Matthew Fox (Bonner Fellers). Sinopsis: Après la capitulation japonaise, et tandis qu'il tente de retrouver son amour de jeunesse dans un pays dévasté, un général de l'équipe MacArthur est chargé de décider s'il faut juger et condamner l'empereur Hirohito pour crimes de guerre.



Série documentaire "Grandes Batailles de la Seconde Guerre mondiale"
(Henri de Turenne et Daniel Costelle) - Vidéo Youtube.


"Les Grandes Batailles" est une série d'émissions télévisées historiques de Daniel Costelle, Jean-Louis Guillaud et Henri de Turenne diffusée à la télévision française dans les années 1960 et 1970, qui décrit les principales batailles de la Seconde Guerre mondiale ainsi que le procès de Nuremberg. Les émissions donnent la parole aux officiers ayant participé à ces batailles ainsi qu'à des historiens. Ces interventions alternent avec des extraits de reportages. Les commentaires sont d'Henri de Turenne.


"Bataille du Pacifique - 2ème Partie: la reconquête" (1943-1945).

7 décembre 1941. L'agression japonaise contre la base aéronavale américaine de Pearl Harbor entraîne les Etats-Unis dans une bataille à mort sur le plus vaste théâtre d’opérations de l'histoire. Avide de conquêtes et de matières premières, le Japon instaure sa domination sur l'Asie, jusqu'à la victoire américaine de Midway du printemps 1942, qui sonne l'heure du reflux. Les archives des forces alliées et japonaises restituent l'irrésistible ascension japonaise et cet affrontement aéronaval spectaculaire. Ce documentaire montre chaque étape de la bataille du Pacifique: de la sauvagerie des combats sur les plages et dans la jungle des îles du Pacifique à l'apocalypse nucléaire qui s'abat sur le Japon en août 1945.













Article modifié le 2 septembre 2014.


Sources principales:
Formal surrender of Japan, 2 september 1945 (US Navy Historical Center)
Japanese Instrument of Surrender (Wikipedia.org)

1er septembre 1939 - Pologne: début de la Seconde Guerre mondiale

Le 1er septembre 1939, à 4h45 du matin, la Wehrmacht déclenche Fall Weiss, le "Plan Blanc". Sans déclaration de guerre préalable, un million et demi de soldats allemands, répartis dans une soixantaine de divisions dont dix panzers et six motorisées, franchissent la frontière et envahissent la Pologne.

Cette invasion allemande, qui provoque l'entrée en guerre de la France et de la Grande-Bretagne deux jours plus tard, marque le début de la Seconde Guerre mondiale, le conflit le plus destructeur de l'histoire de l'humanité, qui durera six longues années pratiquement jour pour jour.



L'invasion allemande de la Pologne, désignée sous le nom de code Fall Weiss ("Plan Blanc"), est considérée par les historiens comme le début de la Seconde Guerre mondiale. Elle entraînera deux jours plus tard, le 3 septembre 1939, l'entrée en guerre de la France et de la Grande-Bretagne. Mais ceux-ci ne feront rien ou pas grand chose pour secourir leur allié.

Prenant prétexte d'une fausse attaque polonaise contre la station radio allemande frontalière de Gleiwitz, la veille, une opération d'intox organisée de toute pièce par les Nazis, soixante divisions de la Wehrmacht, dont sept de panzers et six motorisés, avec un effectif d'un million et demi de soldats, 2750 chars et 9000 pièces d'artillerie, soutenus par 1600 avions de la Luftwaffe, sans déclaration de guerre préalable, franchissent la frontière au nord, à l'ouest et au sud, et envahissent la Pologne.

L'Armée polonaise, qui s'est concentrée sur ses frontières de l'Ouest, est totalement surclassée techniquement et submergée par l'attaque foudroyante allemande. Elle est bientôt forcée d'entamer une retraite générale vers l'Est pour éviter l'encerclement et l'anéantissement total.

Le 15 septembre 1939, après la bataille et la défaite polonaise sur la Bzura, les Allemands sont désormais assurés de leur victoire et convergent vers la capitale ennemie. Ce qui reste de l'armée n'a pas d'autre choix que de tenter une retraite pour gagner la frontière roumaine, au sud-est.

Le 17 septembre 1939, Varsovie est encerclée par la Wehrmacht. Le même jour, à la surprise générale, l'URSS, alors alliée de l'Allemagne et conformément aux dispositions du Pacte germano-soviétique, attaque à son tour la Pologne. Un demi-million d'hommes de l'Armée Rouge, avec 4700 chars, 5000 pièces d'artillerie, épaulés par 3300 avions, envahissent la moitié orientale du pays, restée pratiquement sans défenses.

Le 1er octobre 1939, c'est la fin. Les troupes allemandes et soviétiques ont effectué leur jonction, le gouvernement polonais légitime s'est réfugié à Londres. Varsovie, la première ville martyre de la guerre, bombardée par la Luftwaffe et pilonnée à l'artillerie, a énormément souffert. Les restes de l'armée polonaise se sont réfugiés en Hongrie et en Roumanie.

Le 8 octobre 1939, la Pologne cesse virtuellement d'exister: le Troisième Reich annexe les territoires conquis à l'Ouest et nomme, le 26 octobre, un gouverneur-général qui aura plein pouvoir, Hans Frank. Les Soviétiques annexent et pillent l'autre moitié du pays, déportent deux millions de Polonais dans les Goulags en Sibérie et massacrant les élites et les intellectuels (Katyn).

Comparé à sa population de 1939 (34.8 millions d'habitants), la Pologne est le pays qui a souffert le plus pendant la Seconde Guerre mondiale, avec six millions de morts, dont une moitié de Juifs. C'est-à-dire d'avantage que l'Union Soviétique: vingt millions de morts pour 198 millions d'habitants. Pendant cinq ans, les Nazis se livreront en Pologne à une longue liste de crimes et d'atrocités inimaginables.



Préludes.

En 1933, le parti nazi allemand prend le pouvoir. Adolf Hitler cherche à étendre son influence et son hégémonie en Europe, à conquérir son "Espace vital" (Lebensraum) et instaurer la "Grande Allemagne" (Grossdeutschland), protégée éventuellement par des Etats alliés tampons, des pays satellites ou des gouvernements fantoches. Il entame le réarmement massif de l'Allemagne (1935-1937), en violation complète des dispositions du Traité de Versailles.

En termes de politique à long terme, en premier lieu, Hitler poursuit une politique de rapprochement avec la Pologne. Les relations diplomatiques entre les deux pays culmineront avec la signature du "Pacte de non-agression germano-polonais" en janvier 1934. Avec ce pacte, l'intention du Führer est de battre de vitesse une éventuelle alliance militaire franco-polonaise contre l'Allemagne, avant que celle-ci ne termine son réarmement.

Le statut du "Corridor de Dantzig", qui isole la Prusse-Orientale du reste de l'Allemagne, empoisonne les relations entre les Nazis et les Polonais. La ville de Dantzig, une région comprenant une majorité écrasante de population germanophone (96%), a été arrâchée à l'Allemagne par le Traité de Versailles de 1919, déclarée "Ville libre" et est administrée par la Société des Nations (SDN). Hitler veut que Dantzig soit restituée à l'Allemagne.

En 1936, l'Allemagne annexe l'Autriche. En octobre 1938, Hitler fait main basse sur le territoire des Sudètes, une région de la tchécoslovaquie peuplée d'une forte minorité germanophone. La Pologne, bien qu'elle n'ait pas participé à la Conférence de Munich, s'attribue une petite partie (1700km²) de la Tchécoslovaquie (1). Six mois plus tard, en mars 1939 et malgré les garanties de la France et de la Grande-Bretagne, la Wehrmacht envahit ce qui reste du pays.

Le réarmement et la violation du Traité de Versailles, l'annexion de l'Autriche, les Sudètes, la Tchécoslovaquie... Malgré cette politique d'agression de la part d'Hitler, les Franco-Britanniques, pour "sauver la paix", ne font strictement rien.

En 1938 également, Adolf Hitler accroît ses demandes pour la restitution de Dantzig. Elle propose de construire une route permettant de relier la Prusse-Orientale au reste de l'Allemagne à travers le Corridor de Dantzig, mais les Polonais rejettent cette proposition.

En 1939, la Pologne, qui sent venir la menace allemande, cherche à se rapprocher des alliés occidentaux. Le 31 mars 1939, à la suite de l'invasion allemande de la Tchécoslovaquie, la France et la Grande-Bretagne signent un pacte d'assistance militaire et prenent l'engagement de protéger l'intégrité du territoire polonais.

Le 23 août 1939, à la stupeur de la France et de la Grande-Bretagne, et des partis de gauche européens, l'Allemagne et l'Union Soviétique signent le "Pacte Germano-soviétique". Adolf Hitler a désormais les mains libres pour préparer sa prochaîne invasion et régler le compte de la Pologne. Seule inconnue: la réaction des Alliés franco-britannique. Mais étant donné les précédents, il est confiant et pense que cette fois encore, la France et la Grande-Bretagne ne bougeront pas.



(1) 29-30 septembre 1938 - Allemagne: paix honteuse de Munich et réglement des Sudètes.
http://jacqueline-devereaux.blogspot.com/2008/09/29-30-septembre-1938-allemagne-paix.html



Forces en présence et ordres de bataille.

1° Forces armées allemandes.

Moins puissante qu'elle ne pourra par la suite s'en glorifier, l'Allemagne nazie a entamé son réarmement et la reconstitution de son armée en 1935. Jusqu'à cette date, conformément aux dispositions du Traité de Versailles, elle ne peut mobiliser sous les armes qu'au maximum 100000 hommes, et ne peut disposer d'aucune aviation militaire, aucune artillerie ni aucun blindés.

Numériquement, les forces armées allemandes ne sont pas très supérieures à celles de la Pologne. Mais elles sont beaucoup mieux équipées et préparées à la guerre moderne. Le 31 août 1939, la Wehrmacht dispose d'une centaine de divisions, dont 84 d'infanterie ou légère et 10 de panzers. Sur ces cent divisions, elle en alligne l'équivalent d'une soixantaine, dont sept panzers, sur le front polonais.

Malgré sa supériorité technique, en ce début de septembre 1939, l'armée allemande est encore largement hippomobile. L'infanterie est armée de fusils Mauser modèle 1924, de mitrailleuses Madsen et Bergmann-Schmeisser. Elle est en outre dotée de mortiers de 81mm, de canons antichars PaK37 (2) de 37mm, de mitrailleuses antiaériennes de 20mm et de vieux canons de 77mm de la Grande Guerre.



En revanche, elle est remarquablement équipée de canons de campagne Krupp de 105mm et 150mm, et de canons FlaK (2) de 88mm antiaérien. Transformés en canons antichars, ces derniers vont bientôt devenir la plus célèbre et la plus redoutable pièce d'artillerie de la Seconde Guerre mondiale.


Le Commandement suprême allemand (OKH) a plutôt fait porter tous ses espoirs sur les deux armes qui, selon les stratèges, doivent conduire à la victoire: le tandem char et avion. Prophète et propagandiste infatigable d'une doctrine avalisée par Hitler, le général Heinz Guderian, s'inspirant des écrits d'un militaire français, le colonel Charles de Gaulle, a élaboré une nouvelle stratégie audacieuse fondée sur le concept de "guerre de mouvement".


Avec cette "révolution" tactique, l'engin blindé ne sera plus, comme la doctrine d'emploi traditionnelle datant de la Grande Guerre, un simple auxiliaire de l'infanterie engagé par petits nombres, mais une arme autonome à part entière. Utilisé comme fer de lance (Schwerpunkt), le char allemand sera l'arme principale de la percée, suivi à distance par l'infanterie et protégé par les bombardiers en piquée.


Le 1er septembre 1939, la Wehrmacht engage sept divisions panzers, chacune d'elle dotée de 288 blindés. La moitié d'entre-eux sont des PanzerKampfwagen PzKpwf-1, des chars légers de six tonnes, armés de 2 mitrailleuses MG13 de 7.62mm et surnommés "boites à sardines" par leurs équipages, en raison de la faiblesse de leur blindage (de 8mm à 13mm).



Les chars véritablement efficaces, les nouveaux PzKpwf-4 de 25 tonnes, avec un blindage de 85mm maximum et armé d'une canon de 75mm, sont à peine 24 unités par division panzer, soit un total de 312 PzKpwf-4. Le reste est constitué de PzKpwf-2 et de PzKpwf-3, respectivement de 7.2 et 23 tonnes, et équipés de canons de 20mm et de 37mm.


L'aviation allemande, la Luftwaffe, a vu le jour en secret en 1935. Le 1er septembre 1939, elle dispose d'un total de 2800 avions dont environ 2000 sont considérés comme "modernes", elle en engage 1600 contre la Pologne, répartis entre les 1ère et 4ème Luftflotten (flottes aériennes), respectivement attribuées aux Heeresgruppen Sud et Nord.


1180 chasseurs Messerchmitt Bf-109D et Bf-109E, 290 Ju-87B Sturzkampfflugzeuge (Stuka), "bombardiers en piquée", 290 bombardiers moyens Dornier Do-17 et Heinkel He-111, le reste étant constitué d'un assortiment d'avions de transport Junker Ju-52, de chasseurs-bombardiers Bf-110, de bombardiers Ju-88 et d'hydravions de reconnaissance maritime et de lutte anti-sous-marine Ke-115, etc.


Des trois forces armées, la marine de guerre (Kriegsmarine) est vraiment considérée le parent pauvre. Elle ne peut se mesurer aux flottes franco-britanniques. Elle comme dispose cependant des cuirassés Scharnhorst et Gneisenau, et des croiseurs de bataille Deutschland (11700 tonnes), Scheer (12000 tonnes) et Graf von Spee (12100 tonnes), rapides et puissament armés. Sont également disponibles le croiseur lourd Hipper, les croiseurs légers Emden, Köln, Königsberg, Leipzig, Nürnberg, Karlsruhe, ce dernier encore en cours d'armement, 21 destroyers et 12 vedettes lance-torpilles.

D'autres navires sont en construction, comme les croiseurs lourds Blücher (lancé fin septembre), Prinz Eugen (août 1940), Lützow (cédé à l'Union Soviétique fin 1939) et Seydlitz (qui ne sera jamais terminé). Entre août 1940 et février 1941, deux autres croiseurs de bataille, ou "cuirassé de poche", redoutables, entreront en service: les jumeaux Bismarck et Tirpitz, de 50900 tonnes. Et le porte-avions Graf Zeppelin, qui ne sera jamais achevé. A cela, il faut ajouter 159 sous-marins (U-Boote) côtiers ou de haute-mer. Au 1er juillet 1943, 1193 autres submersibles seront entrés en service.

A partir du 19 août 1939, deux semaines avant le début des opérations sur le front polonais, les cuirassés de poche Deutschland et Graf von Spee, et 18 U-Boote ont appareillé et pris la direction de l'Atlantique. Entre le 1er septembre 1939 et le 30 mars 1940, ils couleront 753000 tonnes de navires alliés. Dans la mer du Nord et dans la Manche, l'aviation, les sous-marins, les vedettes lance-torpilles et les défenses côtières allemandes couleront en outre 317154 tonnes.

Enfin, à partir du 3 septembre 1939, date de l'entrée en guerre de la France et de la Grande-Bretagne, de nombreux "croiseurs auxiliaires", des "navires corsaires" commenceront leurs incursions dans l'Atlantique Sud, la Méditerrannée et jusque dans l'Océan Indien.

Sur le front polonais, la Wehrmacht engage une soixantaine de divisions, y compris 10 divisions panzers, 4 divisions légères, 4 divisions d'infanterie motorisées et 3 divisions de montagne. Réparties entre les deux Heeresgruppen (Groupes d'armées) Nord et Sud, respectivement commandés par le général Fedor von Bock et le maréchal Gerd von Rundstedt.

Sur le front Ouest, elle garde sur le Westwall ou "Ligne Siegfried" 32 divisions d'infanterie sous l'autorité du Heeresgruppe C de Wilhelm von Leeb, la plupart à effectif incomplet, manquant d'instruction et en partie dépourvues de pièces d'artillerie de campagne et d'armes lourdes. Seul 11 d'entre-elles sont réellement en état de se battre.

Mais Adolf Hitler compte sur l'inertie et l'immobilisme français et sur les défenses de la ligne Siegfried (ou Westwall), ligne de fortifications construite à partir de 1936 par Fritz Todt, s'étendant sur 500km, de Bâle, sur la frontière suisse, jusqu'à Aix-la-Chapelle et la frontière hollandaise.

La structure hiérarchique des forces terrestres allemandes est rigoureusement centralisée. Au sommet, on trouve le Commandement suprême des forces allemandes (OKH), dont font partie Adolf Hitler et l'état-major général, dirigé par les généraux Alfred Jodl et Wilhelm Keitel.

A l'échelon inférieur, les commandements des trois composantes armées. Celui de l'armée de terre, l'Oberkommando der Wehrmacht (OKW) du général Walther Brauchitsch, auquel est confié Fall Weiss, avec son chef d'état-major, le général Franz Halder. Celui de la Kriegsmarine (OKM), sous le commandement de l'amiral Erich Raeder, avec l'amiral Hans Schniewind pour chef d'état-major. Et enfin celui de l'Armée de l'air, et enfin la Luftwaffe (OKL), à la tête duquel se trouve le maréchal Hermann Goering, avec pour chef d'état-major le général Hans Jeschonnek.


Heeresgruppe Nord. Général Fedor von Bock.
Objectif: Varsovie.

• 3ème Armée allemande. Commandant: général Georg von Küchler.
Prusse-Orientale. 7 divisions d'infanterie et 1 division panzer.
- 1er Korps (Walter Petzel): 11ème et 61ème Divisions d'infanterie. Division panzer "Kempf".
- 21ème Korps (Nikolaus von Falkenhorst): 21ème et 228ème Divisions d'infanterie.
- Korps Wodrig (Albert Wodrig): 1ère et 12ème Divisions d'infanterie.
- Korps Brand (Fritz Brand): Brigades d'infanterie "Goldap" et "Lötzen".
- Corps de réserve: 217ème Division d'infanterie. 1ère Brigade de cavalerie. 15ème Division de garde-frontières. 1ère Division motorisée.

• 4ème Armée allemande. Commandant: général Gunther von Kluge.
Poméranie occidentale. 8 divisions d'infanterie et 1 division panzer.
- 1er Korps de Garde-frontières (Karl von Tiedemann): 207ème Division d'infanterie. 32ème et 42ème Régiments de garde-frontières.
- 2ème Korps (Adolf Strauss): 3ème et 32ème Divisions d'infanterie.
- 3ème Korps (Curt Haase): 50ème Division d'infanterie. Brigade d'infanterie "Netze".
- 19ème Korps motorisé (Heinz Guderian): 3ème Division panzer. Bataillon Panzer Lehr. 2ème et 20ème Divisions d'infanterie motorisée.
- Réserves: 23ème, 207ème et 218ème Divisions d'infanterie.

• Réserves générales OKH/OKW du Heeresgruppe Nord.
- 10ème Division panzer.
- 73ème, 206ème et 208ème Divisions d'infanterie.


Heeresgruppe Sud. Maréchal Gerd von Rundstedt.
Objectif: Cracovie.

• 8ème Armée allemande. Commandant: général Johannes Blaskowitz.
Silésie septentrionale. 4 divisions d'infanterie, 1 division panzer.
- 10ème Korps (Wilhelm Ulex): 24ème et 30ème Divisions d'infanterie.
- 13ème Korps (Maximilian von Weichs): 10ème et 17ème Divisions d'infanterie. 1ère Division panzer-SS Leibstandarte Adolf Hitler.

• 10ème Armée allemande. Commandant: général Walter von Reichenau.
Silésie méridionale. 8 divisions d'infanterie. 2 divisions panzers.
- 10ème Korps de réserve: 1ère et 3ème Divisions légères. 11ème et 25ème Régiments panzers.
- 11ème Korps (Emil Leeb): 18ème et 19ème Divisions d'infanterie motorisées.
- 16ème Korps motorisé (Erich Hoepner): 1ère Division panzer. 14ème et 31ème Divisions d'infanterie.
- 4ème Korps (Viktor von Schwedler): 4ème et 46ème Divisions d'infanterie.
- 15ème Korps motorisé (Hermann Hoth): 2ème Division légère.
- 14ème Korps motorisé (Gustav von Wietersheim): 4ème Division panzer. 13ème et 29ème Divisions d'infanterie motorisées.

• 14ème Armée allemande. Commandant: général Wilhelm List.
Boheme-Moravie et Slovaquie. 6 divisions d'infanterie et 2 divisions panzers.
- 22ème Korps de réserve (Ewald von Kleist): 2ème Division de montagne. 30ème Division de garde-frontière.
- 8ème Korps (Ernst Busch): 8ème, 28ème et 239ème Divisions d'infanterie. Régiment d'infanterie motorisé SS "Germania". 5ème Division panzer.
- 17ème Korps (Werner Kienitz): 7ème, 44ème et 45ème Divisions d'infanterie.
- 18ème Korps (Eugen Beyer): 2ème Division panzer. 4ème Division légère. 3ème Division de montagne.

• Réserves générales OKH/OKW du Heeresgruppe Sud.
- 7ème Korps (Eugen Ritter von Schobert): 27ème et 68ème Divisions d'infanterie.
- 62ème, 213ème et 221ème Divisions d'infanterie.
- Arriving... 1ère Division de montagne.


(2) PaK: "Panzer abwehr Kanone". FlaK: "Flieger abwehr Kanone".


Déroulément de la campagne de Pologne.


Mythes et légendes.